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Bordeaux/Sochaux dimanche 18 decembre 17h00

AGENDA :

Rendez vous vendredi 30 decembre pour la Saint Roger : Resaka sonora + La Replik

                                                
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Pour le dernier match européen de l’année 2007 (mais pas le dernier de la saison puisque nous étions assurés de terminer 1er de la poule quelque soit le résultat), c’est plus d’une vingtaine d’ultramarines qui se retrouvent à Athènes (tous dans le même hôtel !) dont 3 Old Brothers qui, devant le peu d’enjeu sportif du match, se sont fixés 2 objectifs durant ce périple : Voir à quoi ressemble ces fameux skinheads grecs qui ne font pas peur à Didier Wampas, et faire en sorte que notre camarade barbu du KGB fête ses 30 ans selon le proverbe bien connu  « Sucé en Turquie… enculé en Grèce !! ».
 
A signaler que ce fut un déplacement d’ultras plutôt « expérimentés » - old brother spirit - puisque la moyenne d’âge s’élevait à 27 ans !!
Le départ depuis paris et l’horaire matinal du vol nous obligent à rater le dernier quart d’heure de Bordeaux – Marseille peu après l’égalisation, donc rassurés d’être encore une fois invaincu contre Marseille. Sur ce, aucun problème pour retrouver la parking « gratos » de Roissy et nous voilà arrivés en Grèce dès le lundi après-midi. Sauf Gégé dont le vol initialement prévu 1H après le notre s’est vu retardé un peu plus : ce sont donc 3 KgiBistes qui se dévouent pour l’attendre en se mettant le compte au bar de l’aéroport.
Commence alors notre découverte d’Athènes avec pour guide Giannis, adhérent grec UB et supporter du Pana, qui nous a accompagné pendant ces 3 jours.
Que retenir de la Grèce ? Des temples ou plutôt des restes (les blocs de pierres, ils adorent ça : y en a partout et pas moyen de se faire prendre en photo à l’Acropole avec le calicot Old Brother… histoire de respect des Dieux grecs !) 
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Sinon, y a aussi des stades car le grec est sportif ! Des stades antiques comme celui de 40000 places rebâti pour les premiers JO de l’ère moderne, et des stades plus récents adaptés à l’ère du sport Business, comme celui de l’Olympiakos (Karaiskaki Stadium – 33000 places) avec boutiques, restau panoramique, loges et suites dans l’enceinte du stade. A côté, la salle de Basket de l’Olympiakos (stade de la paix et de l’amitié où se déroulèrent les matchs de Volley lors des JO) : 14000 places !!! ça change de la salle des peupliers à Bordeaux ! 
Mais à Athènes y a aussi la bouffe et la pite… et de ce côté là on a tout testé : ouzo, raki, retzina (vin blanc au goût de résine), grillades (souvlaki, kebab, mouton…), tsatsiki, poulpes, féta, moussaka…
Y a aussi pleins de chiens dans les rues (faut dire que côté propreté les trottoirs, c’est pas trop ça… alors ils ont de quoi manger les cleps !) mais toujours aucun skinhead grec en vue !!! Même pas au Pirée l’immense port d’Athènes où les yachts et les ferry se remarquent plus que les petits bateaux de pêcheurs !
 
Le match est programmé très tard (21H45 heure locale) ce qui permet un bel apéro à l’hôtel, à tel point qu’on décolle assez tard (en tramway) vers le stade Nea Smyrni (12000 places environ). On est à peine 25 personnes (avec 5 partisans) et là, on tombe direct sur l’entrée de la tribune des mecs de Panionos ! Aucun souci (d’autant qu’il y a gavé de flics). On aperçoit au passage l’entrée de leur local avec un tag de Bob Marley et quelques odeurs sympathiques de Ganja provenant des jeunes qui squattent devant. Mais, pas le temps de goutter aux productions locales car il est 21H30 et il faut rejoindre la tribune ! On se retrouve presque à une cinquantaine de supporters bordelais à l’intérieur. 
Le stade n’est pas complet mais assez bien rempli et plutôt animé à l’entrée des joueurs avec un tifo varié (petits drapeaux rouges et bleus + papelitos + torches) organisé sur toute la tribune par les Panthers (groupe de Panionos). Le score aidant (2-0 au bout de 20 minutes de jeu !) les grecs nous offrent une super ambiance avec des pics assez phénoménaux : une qualité de chant qu’on ne connaît pas en France (les mecs ne gueulent pas, mais comme ils chantent TOUS c’est beaucoup plus puissant) et des chorégraphies suivies par les 2 tribunes. Mais, avec le 1er but de Bordeaux ça s’estompe assez vite.
A la mi-temps… trop bon !! On peut sortir du stade carrément, boire des bières à la buvette dans la rue (1€ la Heineken… les tournées fusent !) et revenir plus que motivés dans le parcage. L’ambiance dans notre tribune et la motivation grandiront en 2e mi-temps tant on a été fier de la prestation sur le terrain des jeunes bordelais : une victoire à l’arrachée, Trémoulinas et Moimbé qui courent directement vers nous pour fêter leur but et les joueurs qui viennent nous saluer à la fin du match avec une joie de gamins qui faisait plaisir à voir, en comparaison avec l’indifférence et les visages blasés des titulaires habituels !
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A la sortie du stade, on discute avec un des responsables des Panthers (ils militent eux aussi contre le foot business depuis un moment et ont même réussi à ce que des membres des groupes fassent partie du conseil d’administration du club – un peu comme les socios en Espagne sauf qu’il s’agit d’Ultras !) ; il nous invite même à venir boire un coup dans leur local… puis devient hésitant quand on lui annonce qu’on est 25 (Normal ! Les mecs viennent juste de se faire sortir de l’UEFA par une équipe qui en avait pourtant rien à branler de gagner ou de perdre… à leur place, j’aurai vraiment pas eu envie de voir débarquer plus d’une vingtaine de mecs dans mon local !!!) Sympa, il nous offre tout de même une bouteille de whisky.
 
De retour à l’hôtel, on croyait enfin avoir trouvé nos fameux skinheads grecs : 20/30 types dont quelques molosses au crane rasé était arrivé depuis le matin et squattaient le hall de l’hôtel. Mais il ne s’agissait ni de neusk, ni de grecs puisqu’on avait à faire au South Side Crew de Nuremberg car leur club jouait en UEFA le lendemain à Larissa (au Nord d’Athènes).
Commence alors une nuit d’enfer pour notre ami réceptionniste de l’hôtel ! Tous regroupés dans le même hôtel (sauf les partisans… dans une auberge de jeunesse située à côté) il était impossible de tous squatter dans une même chambre. On a alors transformé le couloir de notre étage en une bodega bien de chez nous. Au début du séjour, on y prenait que l’apéro : le 1er soir, la fête s’est terminée pour certains en ville, dans un bar où se sont enchaînés les verres de raki (la goutte locale). Le 2e soir, la fête s’est achevée jusqu’au petit matin au bar de l’auberge de jeunesse des Partisans. Mais le dernier soir, on en avait plus rien à branler, car de toute façon, le bruit… c’était de la faute aux allemands !! Donc vin, whisky, ouzo et bédos à gogo à notre étage, les schleus qui braillaient eux aussi au RDC, et un réceptionniste qui a halluciné du bordel et s’est lamenté toute la nuit !!
Mais revenons en à notre mission… Impossible de mettre la main sur un skinhead grec, il ne fallait donc pas échouer avec notre ami du KGB (Barboudos en dialecte local !) en lui permettant d’achever le proverbe « sucé en Turquie… » vous connaissez la suite ! Les lads de Nuremberg représentaient donc une aubaine pour qu’il trouve son compagnon sodomite ! Les allemands ont alors défilé les uns après les autres durant toute la soirée pour qu’il fasse son choix. Certains étaient assez intéressants : on en a profité pour se faire expliquer cette histoire d’amitié avec les marseillais (en fait, seuls les anciens de Nuremberg sont potes avec la vieille garde du CU), leur exposer notre mentalité (antifa – eux aussi, ça tombait bien), échanger nos anecdotes de déplacements européens, leur faire goûter le pinard de chez nous – the best wine of all over the world (avec l’accent du sud-ouest)… mais aucun ne semblait convenir à Barboudos !
Jusqu’à ce qu’au petit matin, un allemand énorme, rasé et balafré (du style François Hadji-Lazaro ayant subi une trachéotomie) apparaisse dans l’encadrement de la porte. Dans les minutes qui suivirent, notre camarade du KGB nous quitta pour sa chambre, soit disant qu’il était fatigué (Ouais ! Ouais ! On ne nous la fait pas à nous!)
 
Le proverbe s’est-il vérifié ?… Sans preuve photographique (ou sonore !!!) impossible de le dire… Ce qui est sûr c’est que les Wampas n’ont peut-être pas peur des skinheads grecs, mais Barboudos lui, il a carrément pas peur de se faire attraper par un gros teuton tout balafré.
 
Ah ! Vraiment, Didier Wampas et Barbu sont les rois !!!

Cenonn.
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